Organisées le 11 décembre 2008 en collaboration avec Urba+, les 1ères assises de l’insertion professionnelle des jeunes urbanistes de la SFU ont connu un réel succès. Elles ont rassemblé, en pleine semaine, plus de 200 étudiants et jeunes diplômés provenant de la moitié des instituts, attentifs plus de 5 heures d’affilée.

Un retour sur les principaux enseignements de ces 1ères assises, qui ne sont qu’une première pierre d’un grand chantier pour l’organisation de la profession d’urbaniste, sera fait prochainement sur les sites web d’Urbaplus (www.urbaplus.org) et de la SFU (www.urbanistes.com). A cette occasion ont été présentés les résultats d’une enquête sur l’insertion professionnelle de 228 diplômés issus des instituts d’urbanisme et formations supérieures en aménagement du réseau de l’APERAU, conduite par la SFU et Urba+ (voir les résultats prochainement sur www.urbanistes.com).
Les excellents retours que nous commençons à recevoir par le biais de la presse professionnelle (Urbapress Informations, et prochainement dans les revues Traits Urbains et Urbanisme) attestent de la pertinence de cette initiative, pour laquelle notre association a joué un rôle moteur.
Ces assises ont également reçu la caution des instances représentatives de la profession puisque le Conseil français des urbanistes (CFDU) et l’office professionnel de qualification des urbanistes (OPQU) étaient représentés. Surtout, elle se sont déroulées en présence de Bernard Saint-Girons, Délégué interministériel à l’orientation, qui a tenu à saluer la démarche.
« Ces assises participent de ces bonnes pratiques qu’il faut contribuer à mieux faire connaître et s’employer à mutualiser », car en matière d’insertion professionnelle des jeunes diplômés, « l’Université souffre souvent d’un déficit d’image », a rappelé en clôture le Délégué interministériel à l’orientation (un poste créé en 2006 au lendemain du conflit du CPE et de l’installation de la Conférence Université-Emploi, NDLR). « Vous illustrez parfaitement, et c’est votre richesse, cette capacité de devenir un professionnel de l’urbanisme à partir d’une diversité de contextes et de sources », martelant aussi la nécessaire « imbrication forte qu’il (nous) faut dans ce pays continuer de construire entre la formation initiale et la formation tout au long de la vie », (…) car « tout n’est pas joué à 25 ans avec un diplôme, il y a aussi des compétences et en temps de crise, il faut faire de la formation tout au long de la vie un élément de sécurisation des parcours, un moyen de mieux gérer des transitions professionnelles ». Attentif aux débats et très réceptif aux exemples concrets qu’il était venu chercher à ces assises, Bernard Saint-Girons a souligné le rôle essentiel des associations de diplômés : « c’est vous, les jeunes diplômés, qui êtes les mieux placés pour faire passer les messages, avec vos langages, vos comportements, pour aller à la rencontre des étudiants, dans les lycées, pour dire ce que vous faîtes et qui vous êtes ».
Au final, la SFU s’est engagée à travailler sur une convention collective spécifique et sur un code APE (NAF INSEE) pour la profession urbaniste, mais aussi au développement des initiatives type forums des métiers en lien étroit avec les Instituts d’Urbanisme et les associations de diplômés.
A suivre.