L’association Urba+, qui est l’un des membres fondateurs du Collectif National des Jeunes Urbanistes (CNJU), a mené une enquête auprès de ses diplômés exerçant au sein des collectivités locales. Menée au cours du 2ème semestre 2009, l’objectif de cette enquête était de connaître leurs modalités d’exercice ainsi que leur régime statutaire au sein de la fonction publique territoriale.
Sur les 73 répondants, 41 urbanistes sont titulaires d’un concours de la fonction publique territoriale, celui d’ingénieur territorial dans 98% des cas (40 ingénieurs territoriaux et 1 attaché territorial). L’analyse détaillée de leurs domaines d’intervention respectifs démontre qu’en l’état actuel du régime statutaire de la fonction publique, le grade d’ingénieur territorial est le seul permettant d’exercer toute la palette de métiers de l’urbaniste au sein de nos collectivités locales.
Cette enquête démontre surtout que les urbanistes ayant le grade d’ingénieur territorial exercent dans l’ensemble des domaines de compétences identifiés par l’Office Professionnel de Qualification des Urbanistes (OPQU) et dans l’ensemble des niveaux hiérarchiques, d’instructeur du droit des sols au poste de directeur général des services. Elle confirme donc le caractère transversal de notre profession et témoigne de la capacité d’adaptation et d’évolution des diplômés des instituts d’urbanisme.
En cela, cette étude contredit les tenants d’un "séparatisme statutaire" pour l’exercice des métiers de l’urbanisme entre, d’une part, les diplômés de l’université qui seraient, selon eux, inadaptés aux carrières proposées par la filière dite "technique" et donc relégués au grade d’attaché territorial, et, d’autre part, les diplômés de l’enseignement technique et scientifique (ingénieurs, architectes, géomètres) qui, eux-seuls, auraient les bonnes aptitudes pour candidater à la mention urbanisme du concours d’ingénieur territorial.