Animafac, en tant que réseau d’échange d’expériences et centre de ressources pour les initiatives étudiantes, anime des chantiers thématiques sur des problématiques diverses, parmi lesquelles l’insertion professionnelle. Urba + a participé à l’un d’entre eux les 3 et 4 février derniers.
Le samedi 3, après un tour de table des associations étudiantes présentes, Daniel Lamar, DG de l’AFIJ (Association française pour l’insertion des jeunes diplômés), a présenté les différents acteurs de l’insertion professionnelle (ANPE, missions locales, APEC, AFIJ) et les services qu’ils proposent (recherche de travail, organisation d’évènements…). Cet atelier a fait ressortir la difficulté des étudiants à appréhender un marché du travail de plus en plus complexe et manquant totalement de transparence. Dans ce contexte, les initiatives étudiantes, ou d’organismes tels que l’AFIJ, trouvent tout leur sens.
L’après-midi, quatre intervenants ont donné quelques pistes pour rapprocher université et monde professionnel, avant de poursuivre cette réflexion avec les participants :
E. de Saint Jores, chef de service Formation Initiale du MEDEF, a mis en avant le besoin de renforcer la professionnalisation des étudiants, notamment à travers la généralisation des contrats d’apprentissage.
Mathieu Grunfeld, directeur de l’OFIPE (Observatoire des formations et des insertions professionnelles, évaluations) de Marne La Vallée, université qui a justement misé sur la professionnalisation, était du même avis. Il a par ailleurs pointé l’intérêt des observatoires pour l’évaluation des formations et la connaissance des débouchés.
D. Genevois, président de la CGPME (Confédération générale du patronat des petites et moyennes entreprises) a déploré la communication difficile entre PME et jeunes diplômés, alors que ces entreprises représentent 89% de l’emploi salarié en France. Il existe une volonté de rapprochement manifeste, qui demeure cependant plus pertinente à une échelle territoriale.
F. Soulage, enfin, administrateur du CEGES (Conseil des entreprises, employeurs et groupements de l’économie sociale), a pointé du doigt les réelles opportunités que présente le secteur de l’économie sociale pour les diplômés (12% de l’emploi salarié), notamment pour ceux qui ont un engagement bénévole à leur actif. Le débat a mis en exergue le besoin de coopération entre employeurs, universités et associations étudiantes, en vue d’optimiser, d’une part, l’adéquation entre l’offre de formation et les besoins des employeurs, et d’autre part, la prise en compte des connaissances nouvelles par le monde professionnel.
Voir en ligne : http://www.animafac.net/
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