Voici les statistiques réalisées par Olivier Crépin , représentant étudiant au Conseil de gestion de l’IUP, à partir des données collectées par Mme Fabienne Barré, responsable du bureau des stages, ainsi que les clés de lecture qu’il nous propose.
Cet éclairage s’avère particulièrement intéressant à l’heure où Urba+ organise son prochain Forum des métiers.
Constats

Pour un comparatif avec les stages effectuées en 2005 par la dernière promotion du DESS Urbanisme, cf. http://www.urbaplus.org/article.php3 ?id_article=56
De manière générale, on notera la grande diversité de destinations des stagiaires du Master Urbanisme et Territoires. Il faut s’en féliciter, car c’est un avant tout un signe de l’extrême potentiel de notre « vivier de compétences ». Ainsi, pas moins de 13 familles d’acteurs ont pu être recensées. Au sein de la plupart de ces familles d’acteurs, certaines structures jouent un rôle majeur dans la définition, l’accompagnement et l’animation des politiques urbaines.
Le secteur de la consultance privée exerce toujours une forte attractivité auprès des étudiants (1/4 des destinations) malgré un léger recul par rapport à l’année dernière (près d’un 1/3 pour la dernière promotion de DESS). On constate malgré tout une grande diversité de structures d’accueil du point de vue des positionnements professionnels dans cette famille d’acteurs (développement local, habitat, renouvellement urbain, mobilités).
Une place encore trop insuffisante des collectivités locales dans les stratégies professionnelles des stagiaires (et même en net recul avec à peine 11 stages, collectivités locales de l’étranger comprises.
L’intercommunalité de projet (notamment les communautés d’agglomération) est particulièrement négligée avec, comme l’an passé, une seule agglomération dans le panel (la communauté urbaine de Bordeaux).
Un retour en force de « l’Etat », sous toutes ses formes (qui vient nous rappeler qu’il n’est rien d’autre qu’un conglomérat d’institutions). On a d’ailleurs pris soin de séparer les agences (CSTB), têtes de réseau (SCET), Etablissements Publics (RFF), administrations centrales (Ministère de l’Intérieur ou de l’Equipement) ou déconcentrés (Préfecture du Val-de-Marne, ou DREIF notamment) des structures étatiques directement en prise avec le terrain de l’aménagement comme les EPA (Seine-Arche).
Un recul surprenant des bailleurs sociaux et des institutions de l’habitat (de moitié en pourcentage par rapport à 2005)
Un maintien des cabinets d’architectes qui fait débat : le stage ne devrait-il pas être une opportunité d’élargissement du champs de compétences des architectes ayant intégré l’Institut ?
La disparition de la famille des établissements consulaires
Une place encore trop faible des agences d’urbanisme malgré une progression par rapport à l’année dernière (en plus de l’IAURIF : l’APUR, les agences d’Urbanisme de la Martinique et de la région avignonnaise).
Les domaines de compétences des stagiaires

La typologie de la plaquette officielle du Master Urbanisme a ici été reprise. Une analyse du contenu des ordres de missions des stagiaires (qui n’a pas été possible dans 12 cas, faute de renseignements) suggère 2 tendances principales :
L’étude au sens large est le domaine de compétence majeur que les stagiaires entendent assumer dans le cadre de leur stage. L’étude est bien entendu un domaine de compétence élargi de manière transversale au gré des missions propres aux différentes familles d’acteurs, c’est-à-dire à la gestion urbaine et au montage opérationnel (chez les bailleurs sociaux mais aussi au sein de la consultance privée) ou à l’animation des politiques publiques locales (le plus souvent dans les agences d’urbanisme parapubliques ou les collectivités locales).
Une moindre appétence des stagiaires ou alors une employabilité potentiellement moins importante sur des missions de strict montage opérationnel ou de gestion urbaine pure.
Durée des stages

On constate des durées de stages sensiblement variables : de 3 à 7 mois. Il apparaît que les stages courts (3 à 4 mois) sont nettement majoritaires. Les stages de 3 mois concernent même jusqu’à 1/3 de l’effectif.
Distribution géographique des stages

Concernant la dimension internationale, assez importante, il semble nécessaire d’établir un recoupement statistique avec la variable de la nationalité de l’étudiant : A-t-on à faire à des étudiants étrangers qui, en retournant effectuer un stage dans leur pays d’origine, évitent ainsi une insertion dans le champ professionnel hexagonal ou bien à des étudiants français qui s’expatrient ?
Au-delà de notre positionnement géographique, il convient également de s’interroger sur les effets du « désir de centralité ». « Les têtes de réseau parisiennes » et administrations centrales, très présentes cette année, jouent sur la place prépondérante de la Région Île de France dans ce panel.
Le niveau de rémunération

La mise sur agenda par le Gouvernement en 2006 de la question de la rémunération des stages devrait s’accompagner par la généralisation de la rémunération minimale de 360 €, montant le plus souvent pratiqué par les structures d’accueil. Il reste encore près d’1/4 des stagiaires du Master n’ayant pas perçu la moindre rémunération.
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