UrbaPlus, Le Réseau de l'Institut d'Urbanisme de Paris

Une approche laïque de la mobilité, un livre de Jean-Pierre Orfeuil

Une approche laïque de la mobilité

Jean-Pierre Orfeuil, (voir sa fiche : http://urbanisme.univ-paris12.fr/1135001664383/0/fiche___article/) analyse depuis trente ans les comportements de déplacements, leur sensibilité aux politiques en matière d’urbanisme et de transport, leurs conséquences en termes économiques, sociaux et environnementaux. Il est professeur à l’Institut d’Urbanisme de Paris. Il a récemment publié deux ouvrages remarqués, Une approche laïque de la mobilité (Descartes & Cie). Il fait partie de la communauté des chercheurs dont les analyses (quand celles-ci sont prises en compte) peuvent éclairer les décideurs sur la pertinence de nos politiques de déplacements.

Morceaux choisis :

"Comprendre la mobilité, c’est d’abord comprendre, en dehors de toute logique technicienne, le lien qui unit la réalisation d’activités et nos capacités à nous mouvoir dans l’espace, ce qui implique de ne pas se cantonner à des approches sectorielles. C’est aussi se doter de moyens raisonnables pour comprendre ce que chaque politique change dans le quotidien des gens, en bien ou en mal, et sa capacité à atteindre ses objectifs".

"Très prosaïquement (...), on peut considérer qu’une activité qui mobilise de l’ordre de 7% de notre temps éveillé, à laquelle nous consacrons collectivement plus de 200 milliards d’euros et qui mobilise près de 3 millions d’emplois pour sa réalisation (en France) mérite quelques attention..."

"Ce n’est pas parce que chacun est acteur de son déplacement qu’il en est le décideur de fait. La grande distribution a non seulement imposé l’idée que le consommateur peut venir à elle, mais elle a aussi, dans bien des endroits, tellement contribué à assecher le commerce local de base qu’il doit venir à elle. Le chômeur qui refuserait l’emploi que lui propose l’ANPE au seul motif qu’il est à 20 kilomètres de son domicile, qu’il ne peut y aller qu’en voiture, ce qui serait mal pour l’avenir de la planète, risque davantage de percevoir le RMI que de se voir attribuer une médaille du Ministère du Développement durable".

Pour aller plus loin : http://olivier-crepin.blogspot.com/2009/01/le-savant-et-le-politique.html

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